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lundi, 05 mai 2008

La France veut jouer un rôle dans la force internationale à Gaza

Hilary Leila Krieger, JERUSALEM POST                                      3 mai 2008

 


http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627000443&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

 


Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

 


La France offre de prendre part à une force internationale dans les zones palestiniennes, idée que l’Autorité Palestinienne et Israël ont commencé d’adopter dans la bande de Gaza, mais à laquelle s’oppose le Hamas, qui y détient le pouvoir.

 


Le Premier Ministre Français, François Fillon a déclaré devant “l’American Jewish Committee” (AJC) jeudi dernier au soir, que « la France et l’Europe peuvent, si les circonstances le permettent et si les parties le souhaitent, prendre part à une force internationale pour soutenir les services de sécurité palestiniens ».

 


La France sera le prochain pays qui assumera la présidence de l’Union Européenne, qui a déjà envoyé des contrôleurs au passage de la frontière de Gaza. Avec l’augmentation du rôle des forces au Sud Liban, et alors que la violence dans les zones palestiniennes a continué de déstabiliser la région, l’éventualité d’une force internationale a augmenté de plus en plus. Pourtant, le Hamas a été clair dans son opposition à toute force sur la bande côtière dont il s’est emparé l’an dernier.

 


Fillon a aussi déclaré que les deux parties doivent faire des compromise douloureux pour parvenir à un accord de paix : Israël doit geler la construction d’implantations juives et relâcher les contrôles de sécurité, et les Palestiniens doivent garantir la sécurité d’Israël, arrêter les attaques à la roquettes sur le Sud d’Israël, et libérer Gilad Shalit, un soldat retenu captif depuis près de deux ans.

 


En ce qui concerne l’Iran, Fillon a critique sa direction actuelle pour ses menaces contre Israël

 


“Leurs déclarations contre Israël portent témoignage de leur hostilité, et Israël montre sa force morale en ne répondant pas à ces provocations morales. Mais il  aussi redit la promesse de Sarkosy d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires.

 


Dans un discours au même dîner de l’AJC, le président des forces interarmées de l’Etat Major Général des USA, l’amiral Mike Mullen a qualifié la république islamique de défi central aux intérêts des USA au Moyen-Orient. « Le cœur même du défi auquel nous faisons face là-bas est l’Iran », dit-il. « Leur influence irresponsable s’étend bien au-delà de l’Irak et de ses frontières », se référant aux déclarations des USA sur l’Iran derrière l’intensification de la violence en Irak. 

 


« La poursuite de leurs recherches d’armes nucléaires et leur poursuite du terrorisme, et le cauchemar total que le tout constitue est une menace pour Israël et l’ensemble de la région » a dit Mullen.

 


Notes du traducteur

 


 *AJC : American Jewish Committee : l’une des plus grandes et des plus influentes organisations juives américaines,comparable proportions gardées, au CRIF en France,et disposant de moyens importants.

 

**NIE : National Intelligence Agency : rapport de synthèse des 16 agences de renseignement américaines sur le risque nucléaire iranien, affirmant en novembre 2007l’arrêt des recherches iraniennes suite à  de la guerre en Irak

 

08:48 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 29 avril 2008

Enquête de Tsahal : famille palestinienne tuée, l’armée non responsable

28 avril 2008

 

Lundi 28 avril, une mère palestinienne et ses 4 enfants ont été tués dans la bande de Gaza. Après enquête de Tsahal, il s’avère que la famille n’a pas été tuée par l’armée israélienne, mais par les explosifs que transportaient 2 terroristes.

 

Durant l’opération dans le nord de la bande de Gaza visant les lanceurs de roquettes, l’armée de l’air a visé deux hommes armés qui tiraient sur les soldats au sol et s’approchaient d’eux, en portant sur leur dos de grands sacs. Suite à ce tir ciblé, une large explosion a eu lieu en raison de la présence de bombes et explosifs dans les sacs que transportaient les deux hommes. C’est cette explosion qui a touché une maison à proximité et  coûté la vie à la famille palestinienne.

 

Hélicoptère militaire israélien au-dessus de Gaza (Photo : Reuters)

 

Encore une fois, le Hamas et les autres organisations terroristes qui fabriquent, transportent et tirent depuis des zones habitées par des civils, portent la responsabilité de ces victimes.

 

Israël respecte le principe de distinction posé par le droit international, et refuse de se laisser prendre en otage par des terroristes sans scrupules qui utilisent leur population comme bouclier humain pour viser une autre population civile, israélienne.

 

Droit international, principes de distinction, cibles humaines, boucliers humains…lire (mars 2008)

 

Lettre d'information éditée par l'Ambassade d'Israël en France - Daniel HALEVY-GOETSCHEL,
Ministre-conseiller à l'information près l'Ambassade d'Israël à Paris
Toutes les informations sur le site de l’ambassade d’Israël en france.

 

 

 

21:51 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 22 avril 2008

Le Hamas accepte un État palestinien dans les frontières de 1967

Le Hamas accepte un État palestinien dans les frontières de 1967
 
De notre correspondant à Jérusalem Patrick Saint-Paul

21/04/2008 | Mise à jour : 21:57 |

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Les États-Unis ont affirmé, lundi , que les avancées obtenues par Jimmy Carter ne changeaient rien sur le fond.
Les États-Unis ont affirmé, lundi , que les avancées obtenues par Jimmy Carter ne changeaient rien sur le fond. Crédits photo : AFP

L'ancien président Jimmy Carter a tendu la main au mouvement islamiste.


http://www.lefigaro.fr/international/2008/04/22/01003-20080422ARTFIG00009-le-hamas-accepte-un-etat-palestinien-dans-les-frontieres-de-.php


Isolé et au bord de l'asphyxie en raison du blocus imposé à la bande de Gaza, dont il a pris le contrôle par la force il y a près d'un an, le Hamas tente une ouverture. Lundi , le chef en exil du mouvement islamiste, Khaled Mechaal, s'est dit prêt à accepter un État palestinien dans les frontières de 1967, c'est-à-dire s'étendant sur la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est) et la bande de Gaza. Khaled Mechaal a également donné son feu vert de prin­cipe à la tenue d'un référendum parmi les Palestiniens, pour entériner l'accord auquel pourraient aboutir les négociations en cours entre l'Autorité palestinienne et le gouvernement israélien d'Ehoud Olmert. Cependant, le chef du Hamas a réaffirmé que son mouvement «ne reconnaîtra pas Israël».

«Nous acceptons un État palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem pour capitale, un État souverain sans les colonies (israéliennes), avec le droit au retour des réfugiés palestiniens, mais sans la reconnaissance d'Israël», a affirmé Mechaal à Damas. Il répondait ainsi aux propositions de Jimmy Carter. L'ancien président américain a entrepris la semaine dernière une tournée au Proche-Orient visant à convaincre le Hamas de soutenir les négociations de paix israélo-­palestiniennes.

Une avancée de taille

De retour à Jérusalem, lundi , après une série d'entretiens avec les islamistes en Égypte et en Syrie, Carter a assuré avoir obtenu l'engagement du Hamas qu'il se pliera aux résultats d'un référendum portant sur le fruit des négociations en cours. Mechaal a confirmé. Le Hamas «respectera la volonté nationale palestinienne, même si celle-ci va à l'encontre de nos convictions» , a-t-il affirmé.

L'avancée est de taille. Car le Hamas s'engage ainsi, implicitement, à ne pas saboter les négociations relancées en grande pompe, sous l'égide de la Maison-Blanche, lors de la conférence d'Annapolis de novembre 2007. Censées aboutir à un accord-cadre avant la fin 2008, les discussions n'ont produit aucune avancée significative, pour l'instant. Le mouvement islamiste avait estimé, après s'être emparé de la bande de Gaza en juin 2007, que le président palestinien, Mahmoud Abbas, n'était plus habilité à négocier la paix avec Israël au nom des Palestiniens.

Cependant, l'ouverture du Hamas risque de s'avérer insuffisante. À la suite de la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes, en mars 2006, le Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, ONU, Russie) avait fixé trois conditions à la levée du boycottage des islamistes : reconnaissance de l'État hébreu, approbation des accords signés entre l'Autorité palestinienne et Israël, renoncement à la violence.

Or, si le Hamas dit accepter la possibilité d'une trêve de dix ans avec l'État juif, sa charte continue de prôner la destruction d'Israël. Le mouvement considère l'ensemble de la Palestine historique comme un bien religieux appartenant aux musulmans.

En réalité, la position du mouvement à sensiblement évolué, le Hamas affirmant désormais vouloir connaître les frontières de l'État hébreu avant de savoir s'il accepte son existence. Le mouvement considère que l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) avait commis une erreur historique en reconnaissant Israël sans obtenir la création d'un État palestinien en échange.

Les États-Unis ont d'ailleurs affirmé, lundi , que les avancées obtenues par Carter ne changent rien sur le fond. «Je ne vois pas de changement fondamental», a déclaré le porte-parole du département d'État américain. Reste à savoir si l'UE saisira l'opportunité pour tenter d'encourager le Hamas à avancer dans la bonne direction.


C'est l'AFP elle-même qui avait commenté l'évaluation du non-évènement que constitue la tentative de Jimmy Carter de jouer un rôle :


Le Hamas dit qu'il ne reconnaîtra pas Israël niant indirectement les propos de Carter

 

 


http://afp.google.com/article/ALeqM5iDb8jakUGNVQSyRKr6KCsjtPUpzg


JERUSALEM (AFP) — Le mouvement palestinien Hamas est prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 mais il "ne reconnaîtra pas Israël", a affirmé lundi son chef en exil Khaled Mechaal niant indirectement les propos de l'ex-président américain Jimmy Carter.

 

Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, Jimmy Carter a affirmé que le Hamas serait prêt à reconnaître Israël si un accord de paix était conclu et approuvé par un référendum palestinien.

 

Les responsables du Hamas "ont indiqué qu'ils seraient prêts à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 si les Palestiniens l'approuvent et qu'ils accepteraient le droit d'Israël à vivre en paix comme proche voisin", a expliqué M. Carter.

 

Le Hamas serait prêt à reconnaître un accord de paix négocié par le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas à condition "qu'il soit soumis à l'approbation des Palestiniens, même si le Hamas devait être en désaccord sur certains termes de cet accord", a ajouté M. Carter.

 

Ce dernier, s'exprimant à la tribune du Conseil israélien pour les relations extérieures, une organisation indépendante agissant sous l'égide du Congrès juif mondial, a rencontré vendredi et samedi à Damas M. Mechaal, malgré la vive opposition d'Israël et des Etats-Unis.

 

Réagissant aux propos de M. Carter, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a indiqué à Manama que les islamistes devraient renoncer à la violence et cesser les tirs de roquettes contre Israël pour prouver qu'ils étaient prêts à la paix.

 

Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par ces derniers, a pris par la force le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007 après avoir évincé les forces fidèles au parti rival Fatah de Mahmoud Abbas.

 

Le vice-Premier ministre israélien Shaoul Mofaz a vivement critiqué l'initiative de M. Carter. "Il parle avec Khaled Mechaal et essaie d'arriver à un arrangement, alors que continuent les attaques meurtrières contre l'Etat d'Israël. Sa démarche est vide de contenu", a-t-il dit.

 

Lors de sa conférence de presse à Jérusalem, l'ancien président s'est par ailleurs dit "déçu" par le rejet par le Hamas d'un cessez-le-feu unilatéral, soulignant qu'il ne pouvait jouer le rôle d"intermédiaire en raison du refus des responsables israéliens de le recevoir.

 

Critiquant les approches israélienne et américaine, qui refusent tous deux de discuter avec le Hamas ou à un de ses soutiens, Damas, M. Carter a ajouté: "La stratégie actuelle visant à exclure la Syrie et le Hamas ne marche pas. Elle contribue à exacerber le cycle de la violence, les malentendus et l'animosité".

 

08:10 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

Qu’est-ce qu’une victoire suffisante ?Par Caroline Glick , JERUSALEM POST

 

 


                                      



http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1208179714063&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

 


Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

 


S’adressant aux commandants de Tsahal en Judée et Samarie la semaine dernière, le Premier Ministre Ehud Olmert exhorta les officiers chargés d’empêcher les Palestiniens d’attaquer Israël en opérant sous couverture civile, d’avoir de la sympathie pour eux. Olmert dit : « Songez à tous les Palestiniens qui ont été déshabillés aux barrages routiers de peur qu’il puisse y avoir des terroristes et des agents terroristes parmi eux. Prenez tous ceux qui attendent aux barrages de peur qu’une voiture piégée puisse tenter de passer par ce même barrage routier. Ce pourrait être un chaudron bouillant, responsable d’une explosion et d’horribles brûlures, et ce pourrait être quelque chose d’autre, dépendant uniquement de votre capacité d’agir de façon avisée et énergique ».

 


Puisque qu’Olmert sait que les soldats de Tsahal sont aussi courtois que possible avec les Palestiniens aux barrages routiers, sa déclaration aura deux conséquences majeures. D’abord elle provoquera un relâchement des règles aux barrages routiers et diminuera ainsi les capacités antiterroristes de Tsahal. Ensuite, en insinuant de façon insultante que les forces de Tsahal sont cruelles, Olmert a démoralisé ses propres soldats et réduit leur volonté d’accomplir leur mission en suggérant qu’ils ne peuvent pas s’attendre à un soutien du gouvernement.

 


Le message d’Olmert n’est que la dernière mesure que son gouvernement a prise ces dernières semaines, en sapant la capacité de Tsahal de maintenir son succès militaire depuis 2002, assurant la défaite des terroristes palestiniens en Judée et Samarie, et en les empêchant de se réorganiser.

 


La décision du gouvernement Olmert-Livni-Barak de démembrer des barrages routiers en Judée et en Samarie : apporte l’immunité à l’arrestation de terroristes fugitifs recherchés ; permet le déploiement de milices du Fatah soutenues par les USA à Jénine, servant toutes à saper directement les réalisations remarquables de Tsahal pour vaincre et empêcher la reconstitution de la machine de guerre terroriste palestinienne en Judée et en Samarie, depuis « l’opération Bouclier Défensif », réalisée en 2002. Encore plus troublant, la volonté rapportée de céder la vallée du Jourdain au Fatah dans les négociations qu’il conduit maintenant avec les chefs du Fatah Mahmoud Abbas et Ahmed Quorei, indique que le gouvernement Olmert-Livni-Barak est prêt à transformer la Judée et la Samarie en une base pour les forces jihadistes mondiales, exactement comme quand Israël a cédé la frontière de Gaza avec l’Egypte en 2005.

 


Que le gouvernement gaspille les réalisations durement acquises de Tsahal en Judée et en Samarie, c’est démontré par un article sur la guerre de contre–insurrection rédigé par le Major Général (de réserve) Yaakov Amidror, publié cette semaine par le Jerusalem Center for Public Affairs (JCPA). Le papier d’Amidror : « Vaincre dans la guerre de contre-insurrection : l’expérience d’Israël », est centré sur la défaite militaire des forces terroristes palestiniennes par Israël en Judée et en Samarie, pendant et après l’opération « Bouclier Défensif ».

 


Amidror identifie six composantes de la guerre de contre-insurrection qu’il considère essentielles pour obtenir une victoire militaire sur des forces irrégulières. Ces composantes  sont : une décision politique du gouvernement de vaincre le terrorisme ; vaincre et maintenir le contrôle du territoire à partir duquel opèrent les terroristes ; s’assurer un renseignement pertinent ; isoler les enclaves terroristes de soutiens extérieurs ; une coopération multidimensionnelle entre ceux qui rassemblent le renseignement et les forces combattantes ; et la séparation des civils d’avec les terroristes. Par ses propres mesures, le gouvernement Olmert-Livni-Barak sape quatre de ces composantes.

 


Après l’identification de ce qu’il considère comme les composantes essentielles de campagnes de contre-insurrection, Amidror identifie et définit trois formes de victoire militaire. D’abord, il y a la « victoire totale » qui implique à la fois une défaite militaire des forces insurgées ou terroristes, et la réorganisation politique de leurs sociétés, passant du soutien au terrorisme à des sociétés combattant le terrorisme. Ensuite, il y a la « victoire temporaire » qui implique une défaite militaire unique des forces ennemies mais non associée à la moindre transformation politique de leurs sociétés. Enfin, Amidror envisage ce qu’il qualifie de « victoire suffisante ». Comme il la définit, une victoire suffisante implique de vaincre un ennemi irréconciliable, puis de l’empêcher de reconstruire sa capacité de mener une guerre.

 


Comme une victoire temporaire, une victoire suffisante ne comprend pas une transformation politique de la société ennemie, et en effet, elle tient pour certain qu’une telle transformation est impossible à accomplir. Mais à l’opposé d’une victoire temporaire, Amidror met en avant qu’une victoire suffisante peut être durable si la partie victorieuse le veut et est capable d’empêcher constamment les forces ennemies de se reconstituer. C'est-à-dire qu’une victoire suffisante requiert une campagne continue plutôt qu’une campagne unique.

 


La définition d’Amidror d’une victoire suffisante le conduit à conclure que contrairement à l’approche de la gauche israélienne et occidentale, il existe une option militaire pour la victoire dans les guerres de contre-insurrection, sans transformation politique. Dans une perspective israélienne, la vision d’Amidror d’une guerre de contre-insurrection est raisonnable et compréhensible.

 


Les options d’Israël pour transformer la société palestinienne de société soutenant le terrorisme en société combattant le terrorisme sont limitées. Influencées par l’endoctrinement jihadiste intérieur, panarabe et panislamiste ; soutenus militairement, financièrement et politiquement par les Etats arabes, l’Iran, les groupes terroristes et l’Occident, les Palestiniens ont peu de raisons de se transformer.

 


De plus, les intérêts stratégiques et nationaux d’Israël dans le maintien du contrôle sur la Judée et la Samarie pourraient rendre défendable une stratégie militaire sans élément de retrait. Ce n’est pas le cas sur d’autres champs de bataille comme la contre-insurrection américaine en Irak.

 


A un certain degré, l’idée d’Amidror qu’une victoire suffisante est possible reçoit un écho dans des déclarations récentes de commandants américains en Irak. Dans une publication sur l’Irak le mois dernier dans la ‘National Review’, Richard Lowry écrivait : « pour tous les gains de sécurité l’an dernier, les commandants américains pensent qu’ils ont atteint un plateau ». En l’absence d’une action cohérente et adaptée du gouvernement irakien pour assurer et maintenir la loyauté des Irakiens à l’Etat irakien, comme Tsahal en Judée et Samarie, tout ce que les forces des USA en Irak peuvent faire est de maintenir la violence à des niveaux supportables.

 


Pourtant, à l’opposé du succès d’Israël en Judée et Samarie, le succès des efforts de contre-insurrection américains en Irak est d’abord et avant tout la conséquence de leurs principes guidant une transformation politique. Comme Lowry l’écrit, les 80.000 volontaires de sécurité irakiens qui collaborent désormais ouvertement avec les forces des USA dans des opérations contre-terroristes, « représentent plus ou moins un transfert direct de forces du côté ennemi vers le nôtre ».

 


En Israël, l’hypothèse fondamentale qui a guidé aussi bien la décision du gouvernement Rabin - Pérès d’adopter l’OLP et de former l’Autorité Palestinienne en 1993, et les décisions des gouvernements suivants de laisser l’AP en place et de maintenir l’allégeance à l’OLP comme partenaire de négociation, était semblable à celle des volontaires de sécurité irakiens, et de l’Armée du Liban sud (ALS) qui soutenait les opérations d’Israël au Sud Liban de 1985 jusqu’en 2000 ; l’OLP et les forces du Fatah devaient agir comme des agents de transformation de la société palestinienne, la faisant passer d’une société soutenant le terrorisme à une société le combattant.

 


Cette idée, toujours controversée, s’est avérée fausse de façon répétée. La semaine dernière, l’ambassadeur de l’OLP au Liban, Abbas Zaki a réaffirmé le but de l’OLP de détruire Israël dans un entretien à la télévision libanaise.

 


Selon les termes de Zaki : “L’OLP… n’a pas changé sa plateforme même d’un iota ». Cette plateforme, la destruction d’Israël par étapes, demeure l’objectif de l’OLP. Il a poursuivi : « A la lumière de la faiblesse et de l’absence de valeurs de la nation arabe, et à la lumière du contrôle américain sur le monde, l’OLP procède par phases, sans changer sa stratégie. Laissez moi vous dire, quand l’idéologie d’Israël s’effondrera, et que nous prendrons au moins Jérusalem, l’idéologie israélienne s’effondrera dans sa totalité, et nous commencerons de progresser avec notre idéologie, si Allah le veut, et nous les chasserons de toute la Palestine ».

 


La volonté d’Israël de maintenir son soutien à l’OLP en dépit du rejet évident du droit à l’existence d’Israël par l’OLP et le Fatah, et de leur soutien continu et leur participation à des attaques terroristes contre Israël, démontre deux failles inhérentes à l’idée d’Amidror qu’il est possible de maintenir une victoire suffisante dans les guerres de contre-insurrection sur le long terme, sans induire une transformation politique des sociétés ennemies.

 


La première faille est qu’elle tient pour acquis que la volonté du gouvernement de l’armée victorieuse de poursuivre des opérations de contre-insurrection restera constante. Le maintien par le gouvernement Olmert-Livni-Barak du groupe terroriste Fatah, adversaire inexpiable, comme partenaire de négociation légitime, montre que ce n’est pas le cas. L’engagement du gouvernement avec le Fatah l’entraîne nécessairement à saper les réalisations de Tsahal en Judée et en Samarie. Ces réalisations sont contraires aux intérêts du Fatah et donc, du point de vue du gouvernement actuel, elles doivent être annulées pour complaire au Fatah.

 


Depuis 2002, le contrôle militaire de Tsahal sur la Judée et la Samarie n’a impliqué aucun effort sérieux pour transformer la société palestinienne au niveau de ses racines. Elle n’a pas augmenté la sécurité pour les civils palestiniens terrorisés par les agents terroristes opérant dans leurs villes et villages. Comme le note Amidror, les actions d’Israël pour séparer les civils des terroristes en Judée et en Samarie sont limitées à monter des opérations qui minimisent les dommages collatéraux. Mais alors qu’Israël ne cible pas des civils palestiniens, il n’a rien fait pour les empêcher d’être ciblés par les terroristes palestiniens. Ainsi, il ne leur a par donné l’option de combattre ces terroristes. Par conséquent, bien que la situation militaire en Judée et en Samarie ait été transformée au cours des six dernières années, politiquement, le seul changement chez les Palestiniens, c’est qu’ils sont devenus plus radicaux.

 


Et là réside la deuxième faille de son analyse. Pour réussir, une guerre de contre-insurrection doit comprendre une composante politique qui atteint les populations ennemies. Alors qu’il est vrai qu’Israël a une capacité limitée pour modifier la manière de penser des Palestiniens sur Israël, et la forme que leur société devrait prendre, Israël dispose d’une certaine capacité. Par exemple, Israël pourrait lancer une campagne destinée aux cœurs et aux esprits parmi les Arabes israéliens qui sont à la fois politiquement et démographiquement liés aux Palestiniens.

 


Une telle campagne se ferait sur deux fronts. D’abord elle impliquerait une loi résumée, et une campagne d’ordre dont l’objectif serait de réaffirmer l’autorité souveraine d’Israël sur les zones arabes israéliennes. Ensuite, elle rassurerait les Arabes israéliens respectant la loi, en délégitimant la direction actuelle anti-israélienne et pro-terroriste, aujourd’hui en charge de la société arabe israélienne ; elle cultiverait ainsi les conditions nécessaires pour remplacer cette direction par des arabes israéliens qui adhèrent à leur identité comme Israéliens, et s’opposent au terrorisme.

L’impact d’une telle campagne sur les Palestiniens, aussi bien en Judée qu’en Samarie, serait sans aucun doute très important.

 


Amidror souligne le point important qu’il n’existe pas de données empiriques prouvant l’affirmation souvent répétée que les sociétés soutenant le terrorisme sont plus enclines à se sacrifier pour la victoire que les sociétés combattant le terrorisme. Comme le public israélien l’a démontré depuis que les Palestiniens ont commencé leur guerre terroriste en 2000, les Israéliens sont tout aussi volontaires, si ce n’est plus, de faire des sacrifices pour la victoire que les Palestiniens. Mais pour que la victoire soit accomplie et assurée, une campagne militaire doit avoir pour complément une campagne politique, conduite par une direction politique qui explique la réalité à son propre public, et est en mesure de donner une autre option aux sociétés soutenant le terrorisme. 

 

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dimanche, 13 avril 2008

Israël peut se défendre lui-même.Par ZEV CHAFETS

http://www.nytimes.com/2008/04/13/opinion/13chafets.html?_r=1&ref=opinion&oref=slogin


Adaptation française de Sentinelle 5768 ©


L’échec de la diplomatie pour stopper le programme nucléaire de l’Iran est devenu évident cette semaine, quand le président Mahmoud Ahmadinejad a révélé l’installation de 6.000 nouvelles centrifugeuses dans le principal complexe d’enrichissement de l’uranium du pays. Son annonce était accompagnée de l’affirmation désormais habituelle que des étrangers ne pourront rien faire pour empêcher l’Iran d’accomplir sa destinée nucléaire.


Naguère, il n’y a pas si longtemps, ce genre de vantardise aurait déclenché des déclarations américaines claires : l’Iran ne serait jamais autorisée à développer des armes nucléaires. Toutes les options sont sur la table, aurait dit de façon menaçante le Président Bush. Cette fois-ci, il est resté tranquille. J’aurais aimé que ce soit le calme qui précède la tempête d’une action guidée par laser. Il paraît plus probable que ce soit le silence décontenancé d’un président américain dont le bluff a été démontré devant le monde entier.


Le spectacle de Washington devrait préoccuper tous ceux qui se soucient de l’influence américaine à long terme dans le monde islamique. Mais pour Israël (et les partisans d’Israël), il s’agit d’un problème urgent. C’est Israël, après tout, qui a été désigné par la direction iranienne comme cible de l’annihilation.


En réponse aux informations provenant d’Iran, certains partisans d’Israël ont commencé de suggérer que l’échec des efforts de prévention soit remplacé par une dissuasion assurée par les Américains : toute attaque nucléaire iranienne sur Israël serait traitée comme une attaque sur les Etats Unis. Charles Krauthammer, éditorialiste au ‘Washington Post’, a récemment appelé cela “la doctrine de l’Holocauste”.


Du point de vue d’Israël, cette idée est tentante – mais n’est pas réaliste.


En 1981, des avions israéliens ont détruit le réacteur d’Osirak. La réaction du monde a été une critique sévère. Même l’administration Reagan, d’ordinaire un allié très proche, a dénoncé l’opération.


Le Premier Ministre Menahem Begin n’a nullement été ébranlé par cette furie. Lors d’une conférence de presse à Jérusalem, il annonça qu’il se sentait l’obligation de faire tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher les ennemis d’Israël d’avoir en mains des moyens de tueries de masse.


Begin mentionna l’Holocauste ; cela n’était jamais éloigné de sa pensée. Mais sa préoccupation principale était stratégique, non pas historique. Israël n’était pas différent de tout autre pays. Il supporterait la responsabilité ultime de sa propre sécurité.


Begin avait raison. Voici pourquoi :


D’abord, en échange d’une assistance, Washington exigerait naturellement (et légitimement) d’avoir son mot à dire sur la politique israélienne. Un faux pas, après tout, pourrait entraîner un échange nucléaire. En un temps très bref, la souveraineté d’Israël et son autonomie ressembleraient à celle du Minnesota. Cela n’est pas mauvais si votre pays partage sa frontière avec l’Iowa. Cela marche moins bien dans le voisinage d’Israël.


Je ne mets pas en question l’amitié américaine. Mais même l’amitié a des limites pratiques. Les Présidents changent, ainsi que les politiques. George W. Bush, le plus grand ami qu’Israël ait eu à la Maison Blanche, n’a pas été capable de respecter un engagement (relativement plus facile) pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. C’est une bonne chose qu’Israël n’ait pas construit sa dissuasion sur cet engagement.


De plus, il est juste de dire qu’Israël n’est pas un pays faible. Il a développé un puissant ensemble d’options stratégiques. Dans le meilleur des cas, il serait capable d’agir par lui-même pour dégrader et retarder le programme nucléaire iranien comme il l’a fait en Irak (et plus récemment, en Syrie). Dans un plus mauvais cas, si les Iraniens acquièrent la bombe, les dirigeants iraniens pourraient être dissuadés par des considérations rationnelles. Ainsi, le propre arsenal d’Israël – et sa volonté manifeste de répondre à une attaque nucléaire – pourraient suffire.


Si, d’un autre côté, la direction iranienne ne peut simplement pas résister au prurit « d’effacer Israël de la carte » - ou de rendre imminent un tel évènement – il reviendrait alors à Israël de faire ses propres calculs. Quel est le prix de 100.000 morts à Tel Aviv ? Ou deux fois plus ? Le coût pour l’Iran serait certainement horrible. Israël aurait tort d’attendre de la part d’autres nations d’endosser cette responsabilité morale et géopolitique.


Ne vous méprenez pas. Ce serait une noble cause pour les Etats Unis de soutenir les efforts d’Israël pour empêcher la bombe iranienne ou, si elle y parvient, de soutenir la réponse d’Israël à une attaque. Mais aucun pays ne peut se reposer sur la gentillesse des autres.


Le mois prochain, Israël va célébrer le soixantième anniversaire de son indépendance. La souveraineté a un prix. La volonté d’Israël de le payer est la seule doctrine de l’Holocauste à laquelle il puisse vraiment se fier.

Zev Chafets, qui a travaillé comme directeur du bureau de presse du gouvernement d’Israël sous Menahem Begin, est l’auteur de « A Match Made in Heaven », au sujet du soutien des Evangéliques américains à Israël.

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